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GreenZenTag : Bilan de l'expérimentation !

Mardi, 28 Novembre, 2017

L'expérimentation GreenZenTag menée sur l'agglomération grenobloise s'est révélée riche d'enseignements sur la surveillance de la qualité de l'air. Le dispositif de capteurs mobiles permet de détecter des pollutions ponctuelles. Il complète la connaissance des variations spatiales et temporelles des particules fines sur le territoire de la Métropole de Grenoble. Piloté par LEMON, ce dispositif ouvre de nouvelles perspectives concernant la surveillance de la qualité de l'air.

 

Les détails de l'expérimentation dans notre précédent article :  SMTC : Le terrain d'exploration des mobilités de demain 

GreenZenTag : un dispositif métrologiquement fiable.

Les capteurs mobiles de GreenZenTag génèrent des données précises sur la pollution atmosphérique de l’agglomération grenobloise, tant au niveau spatial que temporel. Ils produisent une information continue, avec un enregistrement des données de 2 minutes 30. Pendant les 3 mois de l’expérimentation, aucune anomalie sur les relevés n’est à signaler et les 10 capteurs ont tous fonctionné. Un contrôle des micro-capteurs a été réalisé avant et après l’expérimentation pour s’assurer que tous avaient une réponse cohérente. La mesure par micro-capteurs est pertinente d’un point de vue scientifique, mais elle demeure à ce stade indicative. 
 
GreenZenTag vs Capteurs fixes : deux technologies complémentaires.
Les capteurs mobiles de GreenZenTag comptent le nombre de particules. Deux technologies différentes mais complémentaires qui nécessitent un traitement numérique pour pouvoir être comparées. Les données recueillies par les capteurs mobiles ont été ainsi redressées en fonction des relevés d’une station fixe de référence d’Atmo Auvergne-Rhône-Alpes. Une étape indispensable pour valider la pertinence scientifique de l’expérimentation GreenZenTag. 
 
Un outil pour détecter la pollution ponctuelle.
Les capteurs mobiles de GreenZenTag permettent de détecter les variations spatiales et temporelles de la pollution de l’air. C’est un dispositif de surveillance de la qualité de l’air qui est capable de mettre en lumière une pollution ponctuelle à un endroit précis. De quoi ouvrir des perspectives sur l’observation de la qualité de l’air. 

Des points d'amélioration soulevés :

  • Optimiser la transmission des données de géolocalisation : Les données recueillies par chaque capteur embarqué étaient initialement envoyées grâce au GPS d’un Smartphone connecté au capteur. Ce procédé s’est avéré peu fiable avec des trous d’information. Il a donc été remplacé au cours de l’expérimentation par le Système d’Aide à l’Exploitation (SAE) du réseau de transports en commun. Ce système permet de géolocaliser les tramways aux stations d’arrêt. Une donnée moins précise mais fiable qui a permis de poursuivre correctement l’expérimentation GreenZenTag. A l’avenir, la solution serait d’intégrer directement un GPS dans le micro-capteur.  

 

  • Faciliter la fixation du capteur : Un tramway accidenté ou en panne... et c’est de nombreuses mesures perdues si le capteur reste fixé sur le toit du véhicule. Pour éviter ces désagréments, le système d’accrochage du capteur doit être plus simple. Ainsi, un micro-capteur pourrait être déplacé plus facilement d’un véhicule à l’autre. 

 

  • Réduire le pas de mesure : Pendant l’expérimentation, les micro-capteurs ont enregistré une donnée toutes les 2 minutes 30. Un pas de mesure qui permet de fiabiliser les résultats obtenus mais qui peut s’avérer trop important pour localiser précisément la pollution de l’air. En 2 minutes 30, un tramway peut parcourir jusqu’à 500m et changer 

 

Pour aller plus loin : Le dossier de presse du bilan GreenZenTag

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